Les librairies, un coin d'humanité

Le 13 juillet 2021

Pour voir le côté positif de cette crise sanitaire qui n’en finit plus de se terminer (voir les dernières annonces de Macron hier soir), c’est qu’étant installés en Provence depuis un an presque jour pour jour, et ayant été privés de beaucoup des sorties que nous espérions, il nous reste encore beaucoup de lieux à découvrir ici. La routine n’est donc pas pour demain.

Après avoir été dimanche nous rafraîchir avec des amis dans la Vallée de Saint-Pons près de Gémenos (qui n’est pas sans rappeler à certains égards les aménagements de la vallée de la Jordanne à Saint-Cirgues dans le Cantal), hier Myriam m’a fait découvrir à Aix l’Hôtel Boyer d’Eguilles, juste en face de la place d’Albertas où j’avais signé l’acquisition de notre maison. C’est un majestueux hôtel particulier, bijou architectural du XVIIème, classé monument historique et récemment restauré. Il accueille à l’entresol une librairie de 350m² pilotée par le groupe Eyrolles. Lumière tamisée, meubles anciens et fauteuils de style, acoustique feutrée, bar classieux à l’entrée, un dédale de couloirs en pierre et de petites salles, dont certaines où l’on peut boire un verre ou se restaurer. Et puis des livres bien sûr, des milliers de livres mis en valeur dans des rayonnages délicatement rétro-éclairés en bois teinté, très en phase avec le décor. J’ai décidé que c’est la librairie d’Aix que je préfère. Après être revenu les mains vides de la FNAC et de la librairie Goulard, je suis sorti de celle-ci avec Un Coin d’Humanité, la dernière bande dessinée de Kek, qui raconte son engagement comme bénévole aux restos du Coeur, je l’ai lue d’une traite, c’est un très bel ouvrage sorti en mars, que je vous conseille chaleureusement.
Et également un petit livre de l’auteur italienne Vanni Santoni intitulé « Ecrire, mode d’emploi », et sous-titré de façon décisive « à l’usage des auteurs en herbe et autres amoureux de la littérature ». Lecture en cours.
Deux ouvrages qui n’étaient absolument pas prévus dans ma liste à lire, mais les rencontres avec les livres, comme avec les gens, n’arrivent pas toujours au moment où vous vous y attendez.

A peine remontées les marches de la librairie, nous nous sommes installés sous un parasol dans la cour, pour siroter un PAC (sirop de citron provençal, encore une découverte) et déguster les premières pages, tout en se délectant du spectacle des passants qui déambulent distraitement ou au contraire d’un air pénétré, et vaquent à leurs occupations aixoises…

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