Mes carnets

Le 16 juillet 2021

Il y a quelques temps, je me suis mis à conserver dans des carnets un certain nombre de notes prises au cours de mes rendez-vous de travail ou d’agrément, ou bien de mes lectures, desquelles je tire quelques phrases, quelques idées ou points-clés, voire un résumé complet, ou alors au contraire rien du tout quand j’estime que l’oeuvre ne le mérite pas, que je n’en ai pas envie à ce moment-là, ou que je suis tellement pris par ma lecture que ce serait un sacrilège de la brouiller, de la parasiter, de la différer par un quelconque geste interruptif.

On trouve aussi quelques plus rares rapports de visionnages de films ou d’émissions télé, je pense ici à La Grande Librairie. Les notes sont datées, écrites de façon assez anarchique et télégraphique, sans autre ambition que de m’aider à me remémorer ultérieurement ce que j’avais entendu à cet instant. Tout cela me permet à loisir de retrouver qui j’ai rencontré à telle date et ce que j’ai retenu de notre rencontre. Des fois, je feuillette un ancien carnet pour m’imprégner de l’esprit du moment, et me rendre compte de mes préoccupations, observer la quantité de travail abattu, essayer de deviner mon humeur, ma motivation.

Mon premier carnet était un carnet à spirales d’auto-promotion, récupéré lors d’un événement de l’ESC Clermont. Arrivé à la fin, je l’ai conservé sans que ce soit prémédité, afin de pouvoir retrouver des pitchs de startupeurs, des notes prises quand je conseillais quelques entrepreneurs auvergnats, et la trace d’une multitude de rencontres faites autour de Cantal Business Angels, de l’APM Cantal que j’animais alors, et même lors d’une étude conduite à la demande du Conseil Départemental du Cantal. Ce carnet s’étend de septembre 2015 à fin 2016, écrit entièrement au stylo-plume noir. Un deuxième carnet prend le relais jusqu’à fin 2017 à l’encre toujours, mais avec des variations de couleurs : noir, violette, bleue et même verte ! C’était un carnet noir floqué « TequilaRapido » (une agence de conseil) que j’avais dû récupérer lors d’un salon, sans parvenir à me souvenir lequel.
Puis vint un carnet rouge Quo Vadis un peu plus grand qui m’a tenu jusqu’à mars 2019, et m’a vu migrer de la plume aux feutres Paper Mate Flair M, de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel : des classiques noir-rouge-vert-bleu jusqu’au bleu turquoise, rose, vert olive, orange, magenta, violet. Les changements de couleurs sont stimulants pour la créativité paraît-il.
Là, je suis donc en train de terminer le quatrième carnet, plus volumineux, commandé sur le net, un joli carnet ligné de chez Beechmore Books, avec une couverture en imitation liège. Je prends toujours des carnets lignés parce que de toutes façons, je dessine très peu (par inaptitude abyssale). Pour ce dernier carnet, je suis revenu à l’encre avec un stylo Schneider Ray, une merveille qui allie le confort d’un roller avec un approvisionnement en cartouches d’encre standard. Le résultat, c’est le miracle d’avoir un trait d’encre très net comme s’il était tracé à la plume, mais sans les inconvénients technique de ce matériel désormais obsolète. On a acheté cela à Jade pour le collège (astuce donnée par une prof) et j’en ai pris un dans la foulée.

Si jamais vous tenez également des carnets, n’hésitez pas à partager vos bonnes pratiques également.

Notes de lecture pour Le Royaume d’Emmanuel Carrère (lu en juin 2021)

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