Aubenas, Bellanger, Kundera

Le 30 avril 2021

J’en ai compté 21. Vingt-et-un exemplaires d’Une Odyssée Interactive, le livre racontant ma modeste – mais réussie – aventure entrepreneuriale, à disperser dans des boîtes à livres. C’est embêtant ce nombre qui n’est pas un compte rond, ce n’est pas non plus un nombre vendeur en marketing comme « les 3… », « les 5… », ou Les 7 Mercenaires, 10 Petits Nègres, les 10 Commandements ou les 12 salopards selon que votre culture est littéraire, biblique ou cinématographique… Mais avec 21, c’est plus difficile. Même Google s’y perd et me propose ces suggestions insensées :
– Les 21 peurs qui empêchent d’aimer
– Les 21 lois irréfutables du leadership
– Les 21 peurs qui empêchent d’aimer cultura… (!!)

Heureusement, 21 c’est 3 fois 7. Donc 3 semaines de road-trip pour disperser chaque jour un de mes livres dans une boîte à livres différente, dans un lieu différent. C’est pas mal trois semaines, c’est suffisamment long pour être une expérience marquante. Il va maintenant falloir identifier les boîtes à livres en question, et envisager ce que je pourrais vous raconter en parallèle. A suivre.

Je suis à la moitié du livre L’Inconnu de la Poste de Florence Aubenas. J’ai eu du mal à rentrer dedans, et puis j’ai dévoré 100 pages d’un coup. C’est l’histoire vraie d’un fait divers sordide : le meurtre d’une postière dans l’Ain en 2008. Florence Aubenas, après des années d’enquête et de rencontres avec les différents protagonistes, a publié ce livre très précis, bien écrit et assez passionnant, qui se lit comme un roman policier. C’est mon premier livre de Florence Aubenas, et c’est une belle révélation. Celle que tout le monde connait encore et surtout comme la grande reporter kidnappée en 2005 en Irak, est une véritable écrivaine. Beaucoup le savaient, je l’apprends.

Parmi les bouquins que je n’avais pas, de prime abord, l’intention de lire :
Téléréalité d’Aurélien Bellanger, parce que j’ai beau être fan de cet auteur, son dernier ouvrage Le Continent de la Douceur, et ses passages régulièrement ennuyeux ont failli mettre un terme à mon admiration. Mais ça, c’était jusqu’à ce matin et l’écoute de cette vidéo. Ce qui frappe d’emblée, c’est que l’auteur a changé de look. Il a désormais une allure hybride entre Sébastien Tellier et Bjorn Borg. C’est tout à fait étonnant, et ça fera sans doute la joie des archivistes dans quelques années si jamais Bellanger devient une célébrité qui passe aux Enfants de la Télé
Quand on l’écoute, et mieux quand on le lit, il faut bien reconnaître que ce type est un génie au même titre que Houellebecq, son mentor. Pourquoi se priver de cette lecture ? Les livres de Bellanger sont des autoroutes ambitieuses, et tant pis pour les quelques « péages » ici ou là. L’expression est de Yann Moix.

– Le second bouquin, j’en ai entendu parler cette semaine dans La Grande Librairie. C’est A la recherche de Milan Kundera. Je n’ai jamais rien lu de l’auteur franco-tchèque, propulsé par le présentateur au rang de plus grand écrivain vivant au monde. Mais par contre j’ai déjà lu les articles de la journaliste Ariane Duchemin l’autrice de ce récit. Je me souviens d’un bel article paru dans Le Monde, et écrit pendant le premier confinement, c’était un reportage émouvant sur hôtel de Mende en Lozère. C’était d’ailleurs plus qu’un article de presse, presque de la poésie… Faut-il lire un livre pour son auteur ou pour le contenu attendu de l’ouvrage ? Vaste question. J’ai noté en tous cas comme références incontournables de Kundera : L’Insoutenable Légèreté de l’Etre et L’art du Roman

Je voulais aussi vous parler de deux ouvrages que je n’ai pas aimés, mais tout bien réfléchi pourquoi dépenser son énergie inutilement. Juste les titres : Qui a tué mon père ? d’Edouard Louis, et l’album de BD Le Choix du Chômage, une idée ambitieuse et intéressante malheureusement servie par une narration poussive, confuse et orientée politiquement.

Commentaires

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  1. Séverine Lajarrige

    le 1 mai 2021

    Bonjour Sébastien, si tu découvres Florence Aubenas, je te conseille de lire Le Quai de Ouistreham. Récit autobiographique qui est aussi une enquête journalistique « déguisée » sur les personnes qui vivent ou survivent de petits boulots… mais je n’en dis pas plus !
    Sinon: j’espère que tout va bien et bonjour à tout le monde !

  2. lightman

    le 1 mai 2021

    Salut Séverine, merci de cette suggestion fort judicieuse, je viens de passer commande. Tout va pour le mieux ici, comme tout le monde on a hâte de pouvoir à nouveau vivre normalement ! 🙂 J’espère que tout va bien pour toi également, j’imagine qu’il doit te tarder que les cinés rouvrent.

  3. Séverine Lajarrige

    le 7 mai 2021

    Ah oui je te confirme que je n’en peux plus d’attendre 😅 mais cela ne devrait plus tarder… normalement… je n’ose même plus m’avancer !! À bientôt