Flexibilité du marché du travail
A l’heure où le banc et l’arrière-banc socialo-fonctionno-estudianto-CGTiste est dans la rue (mais que fait José Bové !), et où le gouvernement essaie d’enterrer tant bien que mal ce qu’il reste du CPE sans perdre la face, petite discussion sur la flexibilité du marché du travail, ou plutôt l’absence de flexibilité du marché du travail français…
D’abord quelques postulats :
1. Ce sont les entreprises qui créent les emplois dans ce pays, pas le gouvernement, ni le parlement, ni les partis politiques, ni les syndicats, encore moins les étudiants ou les lycéens. J’enfonce peut-être une porte ouverte, mais à entendre certains intervenants à la télé ces jours-ci, il me semble important de rappeler ce bon vieux principe de base.
2. Notre société a un rythme de consommation de plus en plus effrené : il y a de plus en plus de nouveaux produits sur le marché, les produits ont des cycles de vie de plus en plus courts, les consommateurs sont de moins en moins fidèles… La concurrence est par ailleurs beaucoup plus vive, notamment par le fait de la mondialisation de l’économie. Ca c’est pas de la parano de chef d’entreprises, c’est un fait.
Conséquences : les entreprises prennent de plus en plus de risques et ont globalement moins de visibilité sur leur avenir qu’il y a quelques années (je pense surtout aux PME, a fortiori celles qui sont sur des secteurs innovants). Du coup, les entreprises se doivent d’être beaucoup plus réactives qu’avant :
– soit pour faire face à une demande ponctuelle, et donc embaucher très vite (quitte à le faire pour une durée limitée)
– soit, en cas de mauvais résultats, pour pouvoir réduire la voilure très vite, si jamais il faut licencier du personnel devenu inoccupé.
3. Le code du travail français n’a quasiment pas bougé depuis un temps que le moins de 40 ans que je suis ne peut pas connaître, et ce code ne tient absolument pas compte de 2). Pire même, Martine (qui connait presque aussi bien les entreprises que Chirac, c’est dire son niveau d’incompétence) en a même rajouté une couche avec les fameuses 35 heures, qui vont dans le sens d’une concurrence plus accrue en provenance de l’étranger…
Actuellement, pour répondre à une demande ponctuelle ou pour limiter le risque d’embauche de personnes qui ne pourront pas être pérennisées, il reste le CDD et l’interim. Pour l’instant, c’est la seule alternative des entreprises (et Dieu sait que l’interim et les CDD ont connu une augmentation importante ces dernières années). Oui, mais cette alternative est loin d’être satisfaisante. Puisque le CDD définit un terme figé pour le contrat et impose des contraintes de renouvellement (nombre de renouvellement et durée de CDD limités). L’interim est cher et pas utilisable dans toutes les activités…
Voilà la situation aujourd’hui, alors que le CPE va probablement être enterré. Tant mieux pour tous ceux qui pensaient que c’était la fin de leurs "acquis". Mais n’empêche que c’est une victoire à la Pyrrhus. Cela ne résout pas le chômage des jeunes, ni le problème de flexibilité des entreprises (qui est mon sujet de ce soir). On reste comme on est : statu quo. Mais que vont faire les entreprises pour être plus flexibles ?
– Il y a 20 ans, elles auraient renoncé à certains projets ou freiné leurs investissements dans les plus risqués. Ce qui est évidemment préjudiciable au dynamisme d’une entreprise par rapport à ses concurrentes étrangères…
– Aujourd’hui dans une économie mondialisée, ce qui se passe, c’est que les entreprises françaises vont/iront chercher dans d’autres pays la flexibilité qu’on leur refuse en France.
Voilà la situation. Maintenant, je n’aimerais pas être à la place de Villepin ou de ses successeurs, à la tête d’un pays visiblement inréformable et ingouvernable. Car indépendamment des entreprises, avec un état qui a une dette de 1.100 milliards d’euros, il faudra bien réformer un jour, et le plus tôt sera le mieux.










Sacris
le 5 avril 2006Par rapport à José, c’est vrai que s’il entrait en action çà ferait parler de l’Aveyron (qui est peu connu pour son grand nombre d’étudiants et donc peu médiatisé) 😉
Sinon cet aprem j’ai fait ma première AG étudiante complète et … Pour moi le mouvement commence à s’essoufler (je suis tout de même sur un campus « peu » actif)… En plus les vacances arrivent et çà serait pas crédible de couper le mouvement pendant; pour le reprendre après…
Cà me fait quand même ch… de voir des jeunes (de mon âge) avoir peur de leur avenir et qui préfèrent tout de même ne RIEN changer du tout. C’est pas parce qu’on est en France qu’on aura (a déjà?) pas un jour des problèmes!
Enfin, je ne sais pas si le CPE est une bonne proposition, mais je suis tout à fait d’accord sur le fait que le code du travail n’est plus du tout en phase avec le marché du travail : le fait d’entrer dans une entreprise et d’y passer 40 ans commence à passer de mode…
Le CPE correspond donc (pour moi) à un premier souffle sur le code du travail.
Paulop
le 5 avril 2006Je ne suis pas d’accord avec cela.
Pour moi, le CPE est une mauvaise chose pour tous le monde, et personne n’a l’air d’en dire vraiment le contraire, si ce n’est le bon vieux : « Les socialo-fonctionno-estudianto-CGTiste ne veulent jamais de réformes ».
Or pour moi, une réforme, ça se fait pas façon tartine (ou peinture), on étale pas du nouveau sur de l’ancien pour cacher tout ce qui est mal foutu derière.
Pour moi, le CPE, et la loi sur l’égalité des chances, sont des abérations, une loi gruyère, et qui en plus est fortement discutable (travail a 14 ans et de nuit a 15ans…)
Si on veut réconcillier l’entreprise et le salarié, il faut refaire le code du travail, et pas n’importe commum, mais de façon à ce que tout fonctionne sans qu’aucun des acteurs de l’économie ne soit laisés.
(Je refais mon ti coup de pub, je vous invite a proposer des sujet sur lequel je pourrai reflechir, ou débattre de ce qui est déjà posté, car seul, les idées ne fusent pas.
http://gaijinteam.free.fr/critpolit/
)
Phil
le 5 avril 2006Paulop,les grands principes sur l’égalité entre les acteurs de l’économie,les entreprises s’en moquent éperdumment;le chef d’entreprise recherche à faire du profit,voir des gros profits pour les grandes entreprises,des profits pour les PME et d’équilibrer les comptes pour les TPE;je schématise mais en gros ,c’est LA REALITE .De plus ces entreprises sont concurrencées par les pays de l’ex bloc communiste,comme la Chine qui ont faim et soif du système capitaliste.Ex les chinois sont en FRance ces temps-ci pour apprendre la fabrication de qualité du foie gras.Dans quelques années,ils vendront du foie gras en France et notre pays connaîtra la même concurrence que pour le vin actuellement.Arretons de rêver sur les grands principes,car nos » ex amis communistes » ont parfaitement compris le système de concurrence
Erwann
le 5 avril 2006Lightman, tu penses réelement que Mr De Villepin a passé beaucoup beaucoup de temps pour pondre un projet sérieux et d’avenir ?
Il est certain, et tu le dis, que des réformes doivent être entreprises. Il est certain et tu le dis toujours, par des personnes qui ne s’appelle ni Jacques, ni Martine… Mais par des personnes compétentes. (Des patrons, des syndicats, des économistes, des organisations à droite à gauche).
Comment veux tu que l’on dise que De Villepin a pondu quelque chose d’intéressant quand on ne sait pas qui l’a conseillé. Peut être que ce sont des banques (Le lyonais, Bnp Paris bas) ou des chefs d’entreprises du public (Edf), comme du privé qui l’ont épaulé à torcher ce torchon.
A mon humble avis,il n’a pas dû demander l’avis de l’entrepreneur du cantal avant de le passer en 49.3
49.3 qui ouvre à tout sauf à la démocratie.
A mort le sénat, à mort la dictature, vive la VIe république !^^
Ps: Light, j’accepte d’être payé 800 € par mois pour 35 h/semaine si tu m’offres un loyer à 100 € par mois !^^ Et de signer un Cpe si tu ne me garantie pas de me jeter dehors si je ne paye pas mon loyer à la fin du mois.
Les prix de l’immobilier ont encore augmenté de 8 % au premier semestre en moyenne. (entre 6à 15 % selon les villes). C’est pas très raisonnable.
C’est quand même abherrant de voir que la moitié voir les 3/4 d’un salaire d’étudiant (qui bosse max 16 h par semaine) passe directement dans le loyer!!! On dit d’un pays qu’il est pauvre lorsque la majorité de sa population consacre la moitié de son argent dans la nourriture. Si on remplace la bouffe par le logement, est ce que la France serait un pays pauvre ?
Laurent
le 5 avril 2006Paulop> Pourquoi serait-ce discutable de travailler à 14/15 ans ?
Personnellement, j’ai fait mes premières vendanges à 12 ans, et je ne suis pas une exception. Pourquoi serait-ce indigne que mon voisin aide dès son plus jeune âge son père boulanger (debout à 5h00 du mat… pour faire du vrai pain) ? Pourquoi mes amis fils d’agriculteurs devraient ils avoir honte d’aller avec leur père ramasser les échalotes et les pommes de terre ?
Petit rappel :
– le travail n’est pas une chose sale qui donnerait des boutons ;
– le travail, quelque soit la fonction, permet de jouer un rôle important dans la société (on ne peut pas tous être haut fonctionnaire… les places à l’ENA sont limité… heureusement;o);
– le goût du travail, ça s’apprend dès son plus jeune âge ;
Étudiant, j’appréciais d’avantage mes vacances (au camping de Biarritz;o), quand celles-ci été payé par la sueur de mon front qui coulait lors des jours passer à castrer des maïs (rien de sexuel dans l’affaire).
Ce n’est pas la vie de causette que je vous raconte, c’est la vie de nombreux étudiants qui ont décidé de se bouger le cul pour avoir ce qu’il souhaitait. C’est la vie de jeunes qui ont encore des rêves et qui pour les réaliser ont le regard tourné vers l’avenir. En clair, c’est la vie !… fait de ses incertitudes et de ses petits plaisirs. Une vie, qui si elle n’était pas précaire, serait bien ennuyeuse.
PS : Ouf! Ça fait du bien de dire ce que l’on pense. Merci Séb pour d’avoir créé cette occasion ;o)
Pascal
le 5 avril 2006-> Lightman : c’est la 2ème fois que tu abordes le sujet de façon lucide. Mais j’ajouterai 3 choses :
1/ être la risée des autres pays a pour facheuse conséquence de faire fuir les investisseurs étrangers donc la création d’emploi. Ca, l’égocentrique étudiant s’en contrefout, mais ce sont les emplois de demain qu’il tue actuellement dans cette folie conservatrice
2/ je suis moi-même responsable d’une TPE qui pour ambition de devenir PME mais en embauchant le moins possible de jeunes. Comme doivent penser la majorité des petits patrons en ce moment. Pourquoi ? Si le jeune français a pour seul aspiration d’avoir un emploi à vie : c’est un crétin ou un futur fonctionnaire. La reussite d’une carrière ne se fait pas forcément dans une seule entreprise. Quand je regarde un CV, je préfère les profils avec un parcours à multiples emplois, donc d’une plus grande richesse d’expérience.
3/ enfin, je vous prédits dans les 10 années qui viennent une accélération des délocalisations non plus seulement des PME mais aussi des TPE qui en ont marre de voir autant d’immobilisme de notre pays à se réformer et de poils dans la main chez les jeunes(et je sais de quoi je parle, j’ai été responsable d’une agence interim!!).
Alors continuons à nous regarder le nombril et de croire que notre système social (en faillite) est le meilleur du monde et notre pays court à une grande catastrophe.
Moi quand j’ai manifesté à 18 ans c’est parce qu’on était 40 dans les classes. Ca c’est une raison valable de faire grêve.
Paulop
le 5 avril 2006Laurent > Le travail de saisonnier ou pour aider son père, je veux bien, on l’a tous fait, moi le premier, de plus ce n’est pas interdit, car avec des dérogations, un jeune peut être saisonnier a 14/15ans. Et c’est même interessant niveau cotisation aux caisses de retraites.
Mais quand il sagit de faire bosser des jeunes la nuit et le jour, sans apprentissage, ce n’est pas normal, c’est se débarasser des jeunes qui sont en échec scolaire.
Maintenant, dans l’état où est l’éducation nationale et la vie en france pour les jeunes en echec, je comprend que certaines personnes pensent qu’il vaut mieux qu’ils aient un boulot plutot que rien.
Paulop
le 5 avril 2006Arf, désolé de faire un second post, mauvais manip.
Donc Pascal >
Pourquoi ne pas embaucher des jeunes en croyant que tous veulent un emploi fixe a vie ?
Je connais des jeunes, en étant un moi même, qui changent eux même d’entreprises pour avoir de l’expérience, seulement ce sont eux qui donnent leur démission. Oui mais voila, peut-être n’aimerais-tu pas qu’un de tes employé te quitte pour aller voir ailleurs pour forger son expérience ?
De plus, quand on sort d’un IUT ou autre, et qu’on a fait des années de stages, qu’on a un bac +5 et qu’on sort de l’école et qu’on tombe sur un employeur qui réagit comme toi, comment fait-on ?
Enfin, les lycéens ont manifesté l’an dernier sur la loi Fillon, visant, mais cela n’engage que moi, a diminuer le nombre de prof (pas de renouvellement de poste & co), alors que nous sommes cette année 34 dans ma classe, et cela n’a pas empeché de nombreuses personnes de dire que nous étions des moutons bon qu’a crier notre mécontentement de futur fonctionnaire.
Erwann
le 6 avril 2006Moi quand j’ai manifesté à 18 ans c’est parce qu’on était 40 dans les classes. Ca c’est une raison valable de faire grêve.
>>> Vi et » puis moi je dis c’était mieux avant ». ou bien « Ah ces jeunes, c’est plus comme c’était comme avant ».
Plus sérieusement pour rebondir sur ce qu’a dit Paulop, je ne vois pas en quoi manifester pour des classes surchargés est un meilleur sujet de contestation que la baisse du niveau de vie chez les jeunes.
Honnêtement, je ne vois pas ! Et puis, actuellement il reste des classes de la seconde à la terminale de 35 élèves…Pourtant c’est pas le thème du débat.
Et enfin, arrêtez de cracher sur les fonctionnaires, étant donné que j’espère en devenir un. Je n’ai pas eu les parents qui m’ont enseigné le sens des affaires, ni des parents haut placés, ni des parents qui ont des biens immobiliers ou terriens. Ni mêm des parents qui ont un commerce. Car sachez le bien, j’aurai repris leur succession et tenter de l’améliorer. Et puis, je n’ai pas non plus votre QI pour me former comme un self made men. Et puis vous sous entendez que le chef d’entreprise est un homme courageux. Mais, moi, je ne pourrais jamais l’être! Ce ne serait pas de la témérité qu’il me faudrait pour le devenir, mais du fanatisme.
Alors si je rève de deviendre fonctionnaire, c’est bien parce que j’aime les autres, et que j’aime la communauté.
J’envisage deux voies :1)Aller à l’IRA (Institut régionale d’administration) pour pouvoir participer à la vie collective en répartissant des fonds publics dans mon domaine.
2) Le classique professorat, car j’aime la matière que je suis, et que j’aimerai aussi l’enseigner.
Mais évidemment, moi mon rêve, arait été d’être à la tête d’une compagnie comme Ubisoft ou Ea Games, mais bon… Faut pas rêver non plus. Et puis, les seuls Pme qui marchent dans mon département, ce sont les agences immobilières qui se font un fric fou en vendant hachement chers des terains, et les pompes funèbres. (Car chui dans un département très très dynamique^^)!
Alors le rêve du fonctionnaire est magnifique quand on a rien, même pas 100 € pour partir dans la vie.
C’est la voie qu’on choisi mes deux parents, car ils étaient fils et fille d’ouvrier chez renault, et d’agriculteur/femme de ménage.
Lightman
le 6 avril 2006Erwann>
» Je n’ai pas eu les parents qui m’ont enseigné le sens des affaires, ni des parents haut placés, ni des parents qui ont des biens immobiliers ou terriens. Ni même des parents qui ont un commerce. Car sachez le bien, j’aurai repris leur succession et tenter de l’améliorer. Et puis, je n’ai pas non plus votre QI pour me former comme un self made men. «
Mes parents non plus ne m’ont pas enseigné le sens des affaires, ils n’étaient ni haut placés ni propriétaires de biens immobiliers ou terriens. Comme toi ils sont fonctionnaires : aujourd’hui à la retraite, mon père était prof de gym et ma mère est instit’. Et mon QI ne doit pas être si formidable que ça, tout juste suffisant pour décrocher un bac ES avec 10,60 de moyenne. Tu n’as donc aucun complexe à avoir ! 🙂
Kiouv
le 6 avril 2006Mes parants sont également tous les 2 fonctionnaires. Pour y avoir gouté pendant les vacances d’été, ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère m’éclater dans mon taf actuel payé au SMIC pour 40 à 50 h par semaine, mais avec de grosses perspectives d’évolution. La mobilité sociale existe, et heureusement.
moune95
le 6 avril 2006reste quand mm le fait que pendant des années on nous a bassiné avec les pays sous développés qui étaient bien malheureux et qui devaient atteindre notre niveau de développement le plus vite possible. On était tous d’accord pour qu’ils aient des écoles, des hopitaux, des routes, du boulot, de la viande une fois par jour, des bagnoles etc… Et puis finalement ce qu’on cherche à nous imposer c’est de vivre comme eux, d’avoir le mm salaire qu’eux et de perdre tout ce qu’on a mis des siècles à acquérir.
Quand on bossera tous comme des chinois, pour le prix des chinois, qu’on habitera à 12 dans un deux pièces, et qu’on ne consommera plus rien, la mondialisation aura réussi ?
Non moi je souhaite aux chinois et à l’humanité entière de pouvoir bosser 35 heures et d’avoir un niveau de confort équivalent au notre. Pour moi c ça la mondialisation, ce n’est pas le nivèlement par le bas que tente de nous imposer le patronnat qui a trouvé en ces mains d’oeuvres asiatiques les nouveaux esclaves du 21 ème siècle en essayant de nous faire croire que c’est la panacée. Le développement économique ne doit pas favoriser qu’une seule partie de la population. De nos jours, les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres et le seul objectif des patrons et des gouvernements est de transformé les classes moyennes en classe à abattre…
phil
le 6 avril 2006La mondialisation n’est pas un choix,mais une réalité imposée par la « disponibilitée » des pays de l’ex bloc communiste.Donc on la subit;pour ne pas la subir,il faudrait que les chinois aient le même smic que nous…il faudrait leur demander…LES riches de plus en plus riches sont justement aujourd’hui en Chine et dans les ex pays communistes ou les lois sociales sont trés distendues,voir inexistantes.on ne changera pas le monde à nous tout seul
Erwann
le 6 avril 2006>>> lightman, donc je peux monter ma propre entreprise de jeux vidéo ? :-))))
Ps : pourquoi certain ici critiquent les fonctionnaires ? Il y a différents types de fonctionnaires qui équivalent à différents types de salariés du public, et ils offrent un boulot aussi équivalant !
Bravo Moune !!!! Je suis d’accord avec toi!!
Seul bémol, je suis fatalise et je crois toujours qu’il faudra des esclaves pour faire marcher le monde. Sauf quand un jour, les esclaves seront tous des robots.
Et puis, d’un côté, heureusement que la Chine, la Roumanie, des pays d’asie du sud est et du maghreb sont gouvernés par des dictateurs et/ ou des gouvernements corrompus qui contre quelques belles ferrari nous offrent des employés flexibles.
moune95
le 6 avril 2006phil => Si la mondialisation est un choix. Le choix de ceux qui ontl’argent et le pouvoir de profiter de la détresse de ceux qui n’ont rien…
Quand j’embauche une femme de ménage j’ai le choix : Soit la payer 8,70 € de l’heure et savoir qu’ainsi elle s’échine pour à peine faire survivre sa famille, soit la payer 12 € et savoir qu’elle vit mieux et dans la dignité. Dans le premier cas Je me paie de plus belles vacances, dans le second qu’à Ses enfants peuvent en avoir…
Après tout n’est qu’une question de conscience et de solidarité…
phil
le 6 avril 2006moune;la mondialisation est un choix au niveau ..mondial et non national;donc concernant la rem de la femme de ménage,c’est le chinois qui décide du prix et non le français.On peut le déplorer et je le déplore;je suis dans la gestion des entreprises et je peux te dire aprés 20 ans d’expérience qu’il faut un courage énorme pour créer et gérer une petite entreprise.JE SUIS pour la « prolifération » des entreprises,car les salariés auront plus de choix;le problème,c’est que les porteurs de projets sont éttoufés par la bureaucratie française et qu’ils vont ailleurs
Dinowan
le 6 avril 2006Je me garderai bien d’entrer dans le débat (oui, je suis lâche) mais je suis surpris, je pensais avoir du vocabulaire, or, j’apprends à force de venir ici qu’en vérité, le mot « fonctionnaire », c’est une insulte. Ah la vache, tous ces repas mondains où j’ai du passé pour un sale gros con de « paysan » à croire que c’était un taf. Merci à tous.
Môa
le 11 avril 2006>> Et puis finalement ce qu’on cherche à nous imposer c’est de vivre comme eux, d’avoir le mm salaire qu’eux et de perdre tout ce qu’on a mis des siècles à acquérir.
Quand on bossera tous comme des chinois, pour le prix des chinois, qu’on habitera à 12 dans un deux pièces, et qu’on ne consommera plus rien, la mondialisation aura réussi ?
Non moi je souhaite aux chinois et à l’humanité entière de pouvoir bosser 35 heures et d’avoir un niveau de confort équivalent au notre. Pour moi c ça la mondialisation, ce n’est pas le nivèlement par le bas que tente de nous imposer le patronnat qui a trouvé en ces mains d’oeuvres asiatiques les nouveaux esclaves du 21 ème siècle en essayant de nous faire croire que c’est la panacée. < <
1) Je ne voudrais pas passer pour un vieux capitaliste (je suis fonctionnaire – plus pour longtemps j’espère – et j’en ai souvent « honte » quand je vois l’argent qu’on gaspille pour gaver des opportunistes et les nombreux assistés que notre société engendre), mais je pense qu’il est temps d’arrêter de dire c’est la faute des patrons, de la droite…
OUVREZ LES YEUX !
Qui achèterait aujourd’hui un lecteur DVD à 600 euros, fabriqué en France alors qu’il peut avoir le même et de qualité égale aux environs de 100 euros ?
Pas moi et vous non plus probablement…
Alors qui tire alors la société vers le bas ? Qui incite aux délocalisations ? Les chefs d’entreprises ou nous ?A mon humble avis, un peu des 2… Non !?
Alors oui, les chinois sont aujourd’hui moins payés, mais pensez-vous réellement que cela va durer ? J’en doute. Si vous souhaitez faire progresser une économie, ce n’est pas en lui donnant des subventions à tout va, mais en lui donnant de l’emploi.
2) Je suis d’accord pour que l’on conserve l’essentiel de nos acquits, mais pas de manière jusqu’au-boutiste. Si on continue à cumuler les avantages, vers quoi tendons-nous ? Etre payé sans contreparties de travail… Why not, mais au final qui produit nos biens de consommations ?
Il serait peut-être un peu temps de mener de vraies actions syndicales en phase avec l’évolution de la société et non pas des actions politiques menées par des « mafias » (je ne parle pas seulement des syndicats salariés, les patronaux ne sont pas mieux). Ils ont par le passé fait un boulot extraordinaire, mais aujourd’hui… Laissez-moi rire… enfin plutôt pleurer !
3) J’aimerais maintenant que les entrepreneurs se mettent à la place d’un salarié lambda et que les salariés se mettent à la place d’un entrepreneur en essayant de faire preuve de réalisme. Fermez les yeux, respirez calmement et oubliez toutes vos idéologies.
Qui blâmerait un jeune qui quitterait la boîte dans laquelle il est depuis 2 ans pour de nouveaux horizons ? Probablement personne sauf l’entrepreneur qui l’a formé durant cette période et qui va être obligé de recommencer.
Qui blâmerait un patron qui devrait se séparer d’une personne parce qu’il n’a plus l’activité nécessaire pour le garder ou parce qu’il ne fait pas l’affaire ? Tout le monde…
Alors faisons un peu preuve de réciprocité et regardons par les 2 bouts de la lorgnette… Et vous verrez, il y a des patrons à chier, mais il y a aussi des salariés de la même trempe.