Bienheureux les fêlés...

Le 9 avril 2004

Philippe Bloch est un consultant et conférencier de renom, il intervient auprès des entreprises dans le domaine du service. Il est même considéré comme l’un des « papes du service » avec son compère Ralph Hababou avec lequel il a écrit en 1984 le livre « Service compris » (vendu à 500.000 exemplaires!). Quelques années plus tard, les deux consultants récidivent d’ailleurs avec « Dinosaures & Caméléons« …


Bref, une vie de consultant, faite de voyages aux quatre coins de globe… Jusqu’au jour où Philippe Bloch découvre à New York en 1994 une nouvelle façon de consommer le café. Cette boisson dont pourtant les européens se font fort d’être spécialistes est consommée ici dans un nombre incroyable de variantes, et dans des gobelets en plastique. Ce café peut être consommé sur place ou emporté, et les barmen sont de véritables spécialistes du café pouvant conseiller le client en fonction de ses goûts…


Cette rencontre fortuite fait tilt dans la tête de Philippe Bloch. Ni une ni deux, il rentre en France et parvient à convaincre son compagnon de délaisser le métier de consultant pour devenir entrepreneur afin de bâtir en France l’équivalent de ce qui marche aux Etats-Unis, et qui semble être la chaîne Starbucks Café (non citée cependant au début de l’ouvrage).


Les deux ex-consultants créent alors Columbus Café. Leurs deux premiers points de vente sont une catastrophe. Après un an d’exploitation, les dettes s’accumulent, le moral est en berne… Pire ensuite, Starbucks les attaque même en justice… Bref, ils vont en voir de toutes les couleurs.


C’est précisément tout cela que Philippe Bloch raconte dans son livre intitulé « Bienheureux les fêlés… Tout le monde peut créer son entreprise. » Un livre passionnant, bourré d’anecdotes : des engueulades aux bons souvenirs, des mauvaises rencontres aux gens qui les ont soutenus…


Ce bouquin raconte la naissance de Columbus Café bien sûr, mais montre surtout que malgré l’adversité, malgré le scepticisme des investisseurs, des banques, et même parfois de leurs amis et de leur famille, ces deux entrepreneurs ont tenu le cap et l’histoire leur a donné raison. Chapeau. 285 pages à lire absolument pour repartir du bon pied ! 🙂


Si je devais retenir une formule de ce bouquin, voici une maxime qui devrait être celle de tous les chefs d’entreprises et tous les managers en général : « chaque matin importer de l’angoisse et exporter de l’enthousiasme. »

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Jack

    le 9 avril 2004

    Et colombus café, que c’est bon !

  2. FZ

    le 9 avril 2004

    ColUmbus Café, avec un U s’il-vous-plaît !
    Columbus Columbus Columbus Café Columbus Café Columbus Columbus Café Columbus Café Columbus Columbus Columbus Café !!!

  3. Jack

    le 9 avril 2004

    M’en fous du nom tant que c’est toujours aussi bon… hmmm…

  4. Jimmy

    le 9 avril 2004

    J’ai lu quasiment tout ses bouquins et je les trouvent excellent!

  5. Vincent

    le 15 avril 2004

    Salut, désolé de me faire de la pub sur tes commentaires, mais j’ai aussi posté une fiche de lecture détaillée de ce bouquin (excellent) ici:
    http://u-blog.net/liberte/note/35863
    pour ceux qui veulent en savoir plus avant d’acheter.