ZeroMillion.com

Le 6 février 2004

Après Le Monde Est à Nous, j’ai attaqué un autre bouquin netéconomique, que j’ai cette fois trouvé chez nos cousins d’outre-atlantique… J’ai découvert ce bouquin en lisant le weblog de Ryan Allis, un jeune entrepreneur américain d’à peine une vingtaine d’années. Son weblog est peu à jour, mais le personnage est intéressant, car il dispose malgré son jeune âge d’une bonne expérience derrière lui. En effet, dès l’âge de douze ans, il partait à vélo pour proposer ses services de dépannage informatique à domicile pour 5$ de l’heure ! 🙂


Après plusieurs succès en création d’entreprise, ce jeune serial  entreprenaute décide donc de nous faire part de ses conseils éclairés sur la création d’entreprises et de son expérience dans un bouquin qui s’appelle Zero To One Million, et sous-titré « How to build a company to one million dollars in sales ». Un titre qu’on jugerait volontiers racoleur en France, mais qui décrit bien l’objectif de l’auteur dans l’écriture de son livre… Allis en a terminé l’écriture en novembre 2003 et le diffuse depuis sur son site (il est aussi dispo chez les marchands US comme Amazon.com mais n’est pas et ne sera probablement jamais traduit).


J’ai reçu l’ouvrage il y a quelques jours, dédicacé de la main de son auteur (cool, j’ai le numéro 184 de l’édition originale! Yesss! 🙂 ).  J’en suis actuellement à un quart du livre dans ma lecture (forcément ça prend un peu plus de temps vu qu’il est en anglais)… Allis détaille son parcours, en commençant par ses étés consacrés au dépannage informatique de ses voisins avec déjà quelques bases de méthodes commerciales : confection d’un fichier client, avec relances éventuelles, augmentation du prix de ses prestations à mesure de l’accroissement de ses compétences… Je rappelle qu’il a alors 12-13 ans! C’est marrant cette mentalité américaine du self-made man… J’imagine aucun petit français de son âge avoir ne serait-ce que l’idée de monter un tel business !! 🙂
Allis parle alors de la constitution progressive de son réseau de relations business (l’effet réseau), ainsi que de la préparation concomitante de son MBA à l’université de Caroline du Nord. Il aborde aussi les tracasseries liées à la constitution de sa première société…


Ensuite, l’auteur décrit les bases des rouages de l’économie. Adam Smith, Ricardo, Malthus, Marx, Keynes sont brièvement cités, mais je retiens surtout les images que prend l’entrepreneur pour faire comprendre les principes de base de l’économie capitaliste… Par exemple, la loi de l’offre et de la demande (graphiques avec intersection de 2 droites : on se demande pourquoi les profs d’éco n’enseignent pas comme ça, c’est tellement simple et ludique vu sous cet angle! A moins que je n’aie pas eu les bons profs d’éco ;-)). A lire aussi l’explication de la théorie des avantages comparatifs de Ricardo : très imagé, et assez marrant en prenant comme exemple deux nations (France et Angleterre) dont chacune produirait du vin et du pain, avant que chacune ne se spécialise dans une seule production en important le reste depuis l’autre nation (si si je vous jure, c’est marrant!)…


La dernière partie de l’ouvrage semble être consacrée entièrement à des conseils pratiques pour organiser son business dans le but de le faire prospérer… Je vous en parlerai peut-être quand j’aurai terminé ma lecture…


En tout cas, c’est écrit dans un style simple (heureusement pour moi, sinon c’était pas gagné! 😉 ), très pragmatique, et très optimiste. C’est parfois peut-être un peu naïf, mais ça reste passionnant. C’est l’aventure d’un entrepreneur telle qu’il serait inconcevable de la raconter en France… Et pourtant comme le souligne l’auteur, si « entrepreneur » est devenu un mot américain, c’est quand même bien du français qu’il vient ! 🙂

Commentaires

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  1. Canna grippée

    le 6 février 2004

    L’intersection des droites de l’offre et de la demande et au programme. Je l’ai reuv cette année au Bts mais je l’avais déjà appris auparavant…
    Adam Smith Kaynes… Je les hais ceux là à force d’en entendre parler… On ferait mieux d’etudier le boukin de ce jeune entrepreneur ke les théories brut sur l’économie :|. Punaiz notament Kaynes ! Je me demande s’il savait k’il ferait le malheurs de milliers d’étudiant un jour :p

  2. Lightman

    le 6 février 2004

    Bon alors pour l’offre et la demande, j’ai du oublier, faut dire que ça commence à faire un bail depuis mes années estudiantines, moi 😉

  3. lysp

    le 6 février 2004

    Je connais une histoire qui dit ça :
    « Un jour un jeune journaliste alla rencontrer M. Bubububu, milliardaire, en sa demeure de Didididi.
    – M. Bubububu, comment êtes-vous devenu aussi riche ?
    – [voix un peu chevrotante] Ahhh, mon petit, vous voyez derrière vous,… là… le cadre sur la cheminée… Vas.
    – C’est une pièce de 2 centimes d’euros ?!
    – …Oui mon petit, 2 euros… oui… Je l’ai ramassé par terre, dans la rue, le 13 janvier 2001. Tout le monde passait à côté et moi j’avais 5 ans et cette pièce … [il tousse] kof kof kof … je l’ai ramassée. Et après, toutes les pièces que j’ai trouvées, je les ais ramassées, et encore, et encore, et encore…
    – Et … ?
    – Et… [voix soudain claire] … et mon père et mort et j’ai hérité de nos 213548 usines dans le monde ! »
    ;-))))))

  4. Lightman

    le 6 février 2004

    J’espère que le bouquin ne se termine pas comme ton histoire ou alors je vais regretter d’avoir bloggé dessus 🙂

  5. Canna grippée

    le 6 février 2004

    Mddrrr l’histoire excellent !
    Ca serait le comble si ton boukin se finirai comme ça Light !
    Tiens au fait, t’as po de vignettes pour lier ton blog ? :(. depuis le tps ke je voulais te le demander

  6. Jimmy

    le 10 février 2004

    Dis pourquoi tu ne ferais pas la traduction de son bouquin? Perso ça rendrais service à de jeunes entrepreneurs (enfin presque…) qui ont leur Anglais complètement rouillé…. comme moi ;^)
    Perso à l’âge de 8 ou 9 ans, je vendais devant chez mes grand-parents des objets que j’avais crée …. mais ça marché pas terrible…. il faut dire l’art contemporain dans la rue… ce n’est pas évident…, d’autant que je n’avais pas pensé à réaliser un fichier client :^)