Enseigner le design pour créer le changement

Le 16 décembre 2010

Expérience intéressante menée dans une région pauvre des Etats-Unis qui ressemble par bien des aspects au Cantal. Le comté rural de Bertie est le plus pauvre de Caroline du Nord, et compte seulement 20.000 habitants. La ville la plus proche : Raleigh, dont la taille est proche de Clermont-ferrand, est à deux heures de route. Le comté de Bertie vit essentiellement de l’agriculture, il est très peu densément peuplé : 10 habitants au km². La région subit de plein fouet l’exode rural : « les petites villes se vident », « les centre-villes deviennent des villes fantômes », sans oublier « la fuite des cerveaux avec le départ sans retour des gens les plus éduqués et qualifiés », « la dépendance aux subventions agricoles », « les écoles sous-performantes »… Et malgré tout, une expérience très positive menée grâce à l’enseignement du design, et qui permet à la fois d’améliorer l’enseignement en zone rurale, mais aussi la vie des gens qui y résident. Expérience très intéressante qui pourrait donner à réfléchir sur les problématiques cantaliennes.

(anglophobes, cliquez sur « View subtitles » pour les sous-titres en français)

Commentaires

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  1. c guittard

    le 23 décembre 2010

    Comme l’imagination est peu au pouvoir dans le Cantal, les « problématiques Cantaliennes » auront toujours le repli sur soi comme base de réflexion.

  2. Lightman

    le 23 décembre 2010

    @CGuittard> Sans doute oui. Je suis en train de lire un bouquin sur le monde agricole cantalien au XIXème siècle. L’auteur confirme que l’enthousiasme, l’audace ou l’imagination n’étaient déjà pas très présents dans notre beau département il y a 150 ans. Je ferai une note ici quand j’aurai fini ma petite lecture 🙂

  3. julien

    le 1 janvier 2011

    Et toi tu te prends pour un cerveau?

  4. Benoit

    le 2 janvier 2011

    Une remarque lightman : je pense que les cantalous ne manquent pas forcément d’imagination, d’audace…, mais que ceux qui ont ce tempérament sont de tout temps partis ailleurs pour réussir ou simplement bosser (et continuent d’ailleurs de le faire). Donc forcément ceux qui restent dans notre département, ne sont pas les plus entreprenants et dégourdis (-: … Tu fais parti des exceptions, et encore maintenir ta boite dans le Cantal, me semble-t-il, relève davantage du volontarisme que d’un climat favorable au développement des NTIC… Donc on ne peut que louer ta démarche mais un réel progrès économique ne peut pas reposer uniquement sur quelques démarches individuelles. Malheureusement, je n’ai pas forcément d’idées précises sur ce qu’il faudrait faire pour booster l’économie du Cantal, pourquoi pas le design, mais ton post n’est pas assez développé.

  5. Lightman

    le 3 janvier 2011

    @Benoit> Entièrement d’accord sur le fait que le département subit une fuite des cerveaux. Comme la plupart des départements ruraux, mais probablement encore plus fortement dans le Cantal. Ce n’est d’ailleurs pas un phénomène nouveau puisqu’on peut le dater de la moitié du XIXème siècle. C’est évidemment très préjudiciable pour le développement économique du pays.
    Ce que Julien (au-dessus) ne semble pas comprendre, c’est qu’un bac+5 dans le Cantal, c’est presque un prix Nobel, alors que dans certains secteurs d’activité du tertiaire et certaines régions urbanisées, c’est la norme.

  6. jhubguyb

    le 6 janvier 2011

    Je traduis un peu ce que Lightman vient de dire à Julien :
    Dans le cantal on trouve uniquement des cul terreux incapable de compter jusqu’à 10 sans se tromper 😀
    C’est un petit message subliminal de Lightman nous invitant à revoir « Les Visiteurs » mais en vrai et sans lunette 3D. :o))