JV Book : quand Black Orange vendait les jeux sur jeuxvideo.com

Le 14 octobre 2012

[…] En attendant de recruter une secrétaire, j'allais m'attaquer à la boutique de jeux. Il s'agissait clairement du travail qui me demandait le plus de temps : plusieurs heures chaque jour entre la facturation, les commandes de jeux aux grossistes, les réponses aux questions des clients, la confection des colis, la gestion des fraudes… Tout ça pour une rentabilité misérable, compte tenu de nos volumes trop faibles. J'allais m'apercevoir qu'il était possible de décupler la rentabilité de cette activité tout en réduisant considérablement le temps passé.
Comment ? En sous-traitant la gestion de notre boutique à une entreprise dont c'était le métier. Finies les commandes de jeux, et la gestion des colis. Nous n'aurions plus qu'à encaisser une commission sur les ventes effectuées par un prestataire spécialisé. Nous pourrions ainsi nous concentrer sur notre coeur de métier qui n'était pas d'expédier des jeux, mais de produire du contenu.
Des vendeurs de jeux sur internet, il y en avait maintenant plein. L'un d'eux m'avait sollicité, il s'agissait du site Black Orange, une jeune start-up qui venait de lever des fonds et qui offrait une grande qualité de service au client. Et elle se permettait même d'innover. Par exemple, il était possible d'être livré dans la journée pour les parisiens. Après quelques discussions, nous convenions avec les fondateurs de Black Orange d'une redevance mensuelle pour que celle-ci puisse encaisser les commandes des lecteurs de jeuxvideo.com, ainsi que d'une commission sur le chiffre d'affaires généré. Dès les premiers jours, j'allais apprécier grandement cet espace vacant dans mon emploi du temps. Nos clients étaient ravis car ils bénéficiaient d'une bien meilleure qualité de service, d'un catalogue plus important et de prix tirés vers le bas par rapport à ce que nous pouvions leur consentir. Bref, tout le monde était content !

Le partenariat avec BlackOrange dura jusqu'à ce que la société connaisse des difficultés, puis mette la clé sous la porte. Mais, preuve que l'échec pouvait être riche d'enseignement, j'entendrais parler plus tard des fondateurs de Black Orange. L'un d'entre eux allait même fonder Smartbox, leader mondial des coffrets cadeau !

PS : Petite pensée à tous les anciens de Black Orange, dont je garde une excellent souvenir. Particulièrement de Bénédicte, qui était mon contact préféré chez Innelec, avant d'arriver chez Black Orange. Je pense aussi, bien sûr, à Francis I., que j'ai croisé un soir à une First Tuesday avant de bosser avec lui chez Black Orange, puis chez Alapage, puis chez Nexway. Soit près de 10 ans de boutique sur jeuxvideo.com !! Bref, si vous passez par là, sachez que c'était un plaisir de bosser avec vous ! 🙂

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