J'ai vu et aimé The Hunt

Le 5 juin 2020

Devant la fermeture des cinémas depuis le mois mars jusqu’au 22 juin prochain, certains distributeurs ont choisi de sortir leur film directement sur le net en VOD. Y compris en version française, comme ici avec The Hunt, long métrage qui devait initialement paraître aux Etats-Unis dans l’été 2019 avant d’être reporté à cause d’une actualité lourde et peu compatible avec la coloration sanguinolente du film*. Cette année, c’est le coronavirus qui a imposé un nouveau report.

Certains internautes ont semble-t-il vu une version pirate. Mais j’ai passé l’âge de chercher longtemps pour trouver une version parfois dégradée par une compression mal maîtrisée. Et surtout, j’ai perdu de vue les lieux très changeant où j’aurais pu le trouver, sans compter que les plates-formes de VOD sont de mieux en mieux faites, il faut le reconnaître. J’ai donc visionné le film sur Amazon Prime Video (5€). Je ne sais plus comment j’ai entendu parler de ce film, peut-être dans un article de Presse-Citron. Après visionnage de la bande-annonce et lecture du synopsis, je me suis dit que c’était un film pour moi. Et pourtant, je ne suis absolument pas amateur de films d’horreur, j’évite même souvent ce genre de films que je trouve très kitschs et au scénario souvent dramatiquement simpliste et peu subtil. Mais, en dépit d’un classement dans la catégorie « horreur » par les critiques, il s’agit avant tout d’un film d’action violent, qui m’a fait penser parfois aux oeuvres de Quentin Tarentino. Notamment Kill Bill dont l’héroïne est assez semblable à celle de The Hunt.

Le pitch : douze américains sont kidnappés afin d’être chassés comme du simple gibier par quelques individus richissimes qui semblent se délecter de cette activité meurtrière peu conventionnelle. Mais une des candidates au massacre va se révéler étonnamment résistante au point de se mettre à chasser les chasseurs. L’histoire est bien montée autour d’une intrigue simple mais efficace mêlant des thématiques très à la mode et pas si souvent traitées comme le complotisme, le politiquement-correct, ou encore l’opposition entre différentes classes sociales. Une heure trente d’action quasiment non stop. L’actrice principale, Betty Gilpin, m’a fait forte impression. Elle est remarquable, avec sa silhouette avantageuse de guerrière, et son personnage qui la situe ici quelque part entre Uma Thurman et Sigourney Weaver, et avec un regard aux portes de la folie qui est saisissant.
Au final, un film savoureux et jouissif, qui donne aussi matière à réflexion sur l’évolution de notre société, et ses rapports humains.

*The Hunt est d’ailleurs déconseillé aux moins de 18 ans

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